Histoire du Tiers-Odre Version imprimable

Depuis l'arrivée des frères Carmes à Nantes, nombreux sont les laïcs qui ont demandé de mieux connaître la spiritualité du Carmel et de pouvoir en inspirer leur vie. Plusieurs d'entre eux, en diverses occasions, ont reçu le Scapulaire de Notre Dame du Mont Carmel. Le 18 décembre 2001, le Prieur Général, avec l'accord de l'évêque de Nantes, Monseigneur Georges Soubrier, a érigé en Confrérie du Scapulaire tous ces membres.

D'autres laïcs ont souhaité s'engager davantage dans la famille carmélitaine, s'associant au Tiers-Ordre Carmélitain. Le 25 décembre 2001, avec l'accord de l'évêque de Nantes, Monseigneur Georges Soubrier, le Prieur Général, Frère Joseph Chalmers a érigé la Fraternité "Notre Dame de Lumières" du Tiers-Ordre carmélitain dans l'église du même titre à Nantes.

Premiers engagements

Le 2 février 2002, fête de la Présentation de Jésus au Temple, la famille carmélitaine nantaise a vécu une grande journée de fête, avec la profession des premiers membres de la Fraternité. Le Recteur Yves Durand dans son livre "Un couvent dans la Ville - Les Grands Carmes de Nantes" à plusieurs reprises parle de l'importance et du rayonnement des Confréries, ayant leur siège dans l'ancienne église des Carmes et en particulier de celle dédiée à la Mère de Dieu.

Le 2 février dernier, douze fidèles ont symboliquement repris ce flambeau, en s'engageant avec leur profession dans le Tiers-Ordre Carmélitain. Depuis octobre 1999, un groupe de laïcs s'était mis en route vers cet objectif. Durant une première année, conduits par le frère Joseph Abad, ils ont découvert le Carmel, sa vie et sa spiritualité.

Chaque mois, une rencontre, prévoyant un moment de prière et un moment de formation et d'échange, a permis à ces frères de mûrir le désir de mieux connaître ce que le Carmel proposait à leur vie et de pouvoir ainsi s'engager dans une forme appropriée à leur état séculier.

En octobre 2000, le frère Gianfranco prend la relève et accompagne le groupe dans l'étude de la Règle du Tiers-Ordre en en approfondissant les points les plus importants : la contemplation et la prière, la fraternité, le service apostolique. En même temps, le groupe réfléchissait à comment traduire en France, les dispositions générales de la Règle. Au mois de juin 2001, avec le concours de tous, c'est à dire du premier groupe, et d'un nouveau qui avait fait l'itinéraire de la découverte durant cette année, les frères ont contribué à la rédaction des Statuts de la Fraternité.

A partir du mois d'octobre 2001, les candidats tout en continuant à étudier et à approfondir la Règle, dans leurs rencontres mensuelles, se sont aussi préparés à l'engagement de la profession dans le Tiers-Ordre par des entretiens spécifiques.

Le 2 février 2002, la communauté des frères carmes au complet, avec la présence de Jean-Pierre Sumbu Lotsima qui venait d'arriver de la République Démocratique du Congo, a assisté à la célébration eucharistique présidée par le Frère Gianfranco Maria Tuveri, Délégué Général de France, qui a reçu les professions des nouveaux tertiaires. Avec tous les membres en formation de la Fraternité, une centaine d'amis et d'invités de frères qui allaient s'engager dans la profession a voulu s'unir à cette priante célébration.

Après l'homélie, le Délégué a béni les Scapulaires et les manteaux blancs. Le Prieur , frère Klaus a appelé ensuite les frères qui devaient recevoir le Scapulaire: Marie Odile et Pascal Coutard, et Marie-Thérèse Foucault. Ces frères exprimaient leur demande avec ces mots:"Père, je demande le don du Scapulaire de Notre Dame du Mont Carmel comme signe d'appartenance à l'Ordre du Carmel et de consécration de ma vie à la Mère de Dieu." Le Délégué général disait la formule rituelle et envoyait trois frères carmes leur imposer le Scapulaire.

Le frère Prieur, appelait ensuite les frères qui devaient faire la profession: Marie-Thérèse Avrillon, Chantal Bodet, Annie Boussardon, Jean-René Coudert, Patricia Coudert, Marie-Thérèse Foucault, Suzanne Gaboriau, Marie-Hélène Perrais, Martine Piveteau-Briu, Patricia Tonsuso, Marie Line Tromas, Geneviève Vurpillot.

Les candidats, après avoir exprimé leur désir de "vivre et de témoigner de l'Evangile au sein de la Fraternité", de "renouveler et approfondir la consécration baptismale", de "s'attacher au Christ plus étroitement, l'imitant dans une vie tout abandonnée à la volonté du Père" et "à l'exemple de la Vierge Marie, se dépenser généreusement dans la prière et l'action apostolique, pour le salut des hommes", ils prononçaient la formule de leur profession.

Après, ils ont reçu le manteau blanc de l'Ordre. Les frères Carmes présents ont aidé les nouveaux profès à revêtir l'habit de l'Ordre. Alors que le Délégué disait:"Frères et Sœurs, que ce manteau blanc soit pour vous un symbole de pureté intérieure et de conversion à une vie sainte, afin qu'au jour du jugement, quand le Christ reviendra, Il vous accorde de paraître devant Lui au milieu de la foule des Saints qui ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau."

Puis le Délégué a remis à chacun la Règle et les Statuts en disant:"Recevez la Règle et les Statuts de la Fraternité Notre Dame de Lumières du Tiers-Ordre Carmélitain. Observez-les fidèlement pour parvenir à la charité parfaite." Les Frères apposaient leur signature sur le Registre de la Fraternité, et le Délégué, au nom de l'Ordre, donnait à tous l'accolade fraternelle.

A la fin de la célébration, Annie Boussardon a remercié les Frères Carmes pour l'accompagnement du groupe de la Fraternité, toutes les personnes qui ont contribué à la célébration, et qui par leur présence ont voulu participer à ce moment de joie et de fête. Elle a invité à un moment d'amitié dans le hall du couvent. Tout le monde est parti avec une grande joie et le souvenir d'une belle expérience de fraternité carmélitaine.

Le premier conseil de la fraternité

Le 3 mars 2002, au cours de sa journée de récollection trimestrielle, à la paroisse Saint-Joseph d'Angers, la fraternité a procédé à l'élection du Conseil de la Fraternité. Tous les présents ont participé à la prière et au moment de discernement préalable, ainsi qu'au partage fraternel des candidatures. Les nouveaux profès, les seuls ayant droit au vote, ont procédé à l'élection des membres du Conseil, composé comme suit:

Prieure : Marie-Hélène Perrais. Infirmière retraitée, elle avait travaillé avec Mère Teresa. Elle est actuellement très engagée par ailleurs, notamment depuis 25 ans dans un groupe de prière qui étudie les encycliques du Saint-Père et dans un autre groupe de prière. Nantaise depuis toujours, elle habite Rezé.

Vice-prieure : Marie-Thérèse Avrillon. Durant sa vie professionnelle, Marie-Thérèse avait été tout d'abord éducatrice de handicapés, puis assistante sociale dans les grands ensembles parisiens, avant d'assumer la fonction de chef de service en région parisienne et à Marseille, Avignon, Saint-Étienne et Clermont-Ferrand, dirigeant en outre la formation des travailleurs sociaux à Avignon et à Toulouse. Elle habite Nantes depuis 1984.

Responsable de la formation : Suzanne Gaboriau. Infirmière retraitée, Suzanne a elle-même une solide formation religieuse, et prendra en charge les novices. Originaire de Vendée, elle habite Nantes depuis de nombreuses années.

Trésorière : Geneviève Vurpillot. Ancienne secrétaire, puis chargée de l'accueil à la Société Saur. Retraitée, elle s'occupe de l'accueil au Secours Catholique. Nantaise depuis 1975, elle habite près du couvent Notre-Dame de Lumières depuis 1994, date de la consécration de l'église Notre-Dame de Lumières.

Secrétaire : Annie Boussardon, qui continue la fonction de secrétaire (son ancienne profession) confiée depuis deux ans par le Frère Gianfranco Maria. Secrétaire également du Centre d'Études de l'Association "Notre Dame de Lumières". Elle a été JEC étudiante et, avec son mari, membre des Équipes Notre-Dame. Donneur de voix à la Bibliothèque sonore, elle habite Nantes depuis 1984.

Nouvelle profession

Le 17 mai 2003, au cours de la rencontre de la fraternité, Isabelle Balawender, faisait sa profession temporaire entourée de toute la fraternité et de nombreux amis présents. Isabelle fait partie du groupe de la première heure, mais elle a voulu attendre avant de s'engager, voulant bien mûrir sa décision et se préparer à vivre le mieux possible les exigences de l'engagement. A elle aussi nous disons bonne route sous le manteau de Notre Dame du Mont Carmel, notre Mère et notre Sœur.

 

Premières professions définitives

Le 17 octobre, la confrérie Notre s’est retrouvée à la messe communautaire de 18 heures pour la profession définitive de Guy et Thérèse Maigrot.

Les deux confrères, après un temps de préparation à la sainte Baume, dans l’ombre silencieuse de sainte Marie-Madeleine, ont pu prononcer leur engagement définitif dans les mains du Frère Klaus, Délégué Général de notre Ordre en France.

Leur très nombreuse famille était représentée par quelques personnes: Françoise, venue de la Réunion pour leur amener la Maman (90 ans !), Jean, l’un de leurs quarante neveux, ayant rejoint Thérèse en Bretagne; leur présence inattendue - secret bien gardé - a donné à ce moment une intensité qui ne s’éteindra pas.

“La grâce de familles unies, - c’est ainsi qu’ils retracent leur cheminement spirituel - animées par la Foi, le baptême, la jeunesse sous la houlette d’éducateurs convaincus, vivant de l’Esprit, les Soeurs de Sion, le scoutisme chez les Dominicains, où déjà l’on s’engage à servir “de notre mieux” Dieu, l’Eglise et la Patrie, la rencontre de grands témoins rayonnant leur vie religieuse (un missionnaire à Madagascar, notre frère scout d’Alger, Pierre Claverie, devenu Dominicain, évêque et martyr dans ce qui fut “notre” pays), l’Histoire des pays justement qui provoque le croisement des chemins, et la naissance d’un amour, l’aventure des fiançailles et du mariage dans une période dramatique et sanglante de l’Algérie... C’est la vie, simple et mouvementée d’une carrière militaire, dans la grâce d’être, à chaque instant, acceptés et accueillis par le Seigneur.

Le catéchisme nous a donné à chacun les bases les plus solides, dont l’essentiel nous paraît maintenant être la fidélité sans faille à la messe du dimanche. Rien jamais n’aurait eu, pour nous, priorité sur elle. Alors n’a-t-elle pas été “Pain” de notre Foi? et n’était-elle pas ce qui nous poussait même, parfois sans ferveur brûlante, à l’approfondir par les moyens proposés dans les multiples paroisses que nous avons connues?

Jusqu’au moment d’une vie moins active, Toulon, la rencontre à la fois d’un prêtre vivant la spiritualité du Carmel, et des Travailleuses Missionnaires, vaguement découvertes 30 ans auparavant par leur journal expédié mystérieusement à notre adresse. Par qui ?

Le Carmel nous est proposé. S’en suit le désir de porter le Scapulaire - Frère Romero nous le remet - et le désir aussi de l’engagement provisoire au sein de la Famille Missionnaire Donum Dei, seule fraternité du moment, ô combien accueillante et vivant réellement des liens fraternels, - dans les mains du Frère Gianfranco.

Des pistes s’ouvrent sans aboutir; pourtant chacune est un degré vers le détachement qui imprègne le Carmel: diaconat? mission à Jérusalem? regard sur la communauté carmélitaine de Florence? pour finalement tenter de “fleurir là où Dieu nous a semés”, lui qui sait mieux que nous...”

Après l’émouvante célébration, la fraternité et la communauté carmélitaine ont partagé leur dîner dans un climat de grande joie, qui a contribué à approfondir les liens fraternels de la famille carmélitaine.