Carmel Caritas Version imprimable
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Carmel Caritas c'est :

  • l'aide à la construction de l’école primaire à Bunia
  • l'aide financière à d’autres projets associatifs
  • le soutien à des œuvres caritatives
  • la rencontre et l'échange

Le projet de l’école de Bunia

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Bunia est une ville qui se situe au nord-est de la République Démocratique du Congo, dans le district de l’Ituri, région qui a connu la guerre ethnique de 1999 à 2005. La construction de l’école se fait dans le village de Miala, à environ 9 Km du centre de Bunia. Actuellement les enfants, assis sur des planches, suivent les cours dans un bâtiment en pisée et dans une maison abandonnée par un particulier. L’effectif total d’élèves filles et garçons est de 450.

Dans le contexte de guerre qu’à connu l’Ituri où les enfants des diverses ethnies se retrouvent à l’école, ce projet veut créer un environnement favorable pour l’apprentissage et l’éducation. Cette école vise à introduire une pédagogie innovante où l’enfant est constructeur de son savoir par une nouvelle didactique. Cette école aura pour mission de respecter l’enfant dans sa dignité ; elle contribuera ainsi à la réconciliation et à la cohésion sociale, en incitant les enfants au respect mutuel et en formant des citoyens tolérants, épris de justice, de paix et de liberté.

Les Pères Carmes de Bunia sont les  initiateurs et les responsables de ce projet. Ils ont confié la construction de l’école à l’entreprise  « OMITEC ». Les habitants du village assurent leur contribution à la réalisation du projet en puisant l’eau, en cherchant la paille, et en effectuant d’autres menus travaux. La construction de l’école veut aussi soutenir le tissu social local, par l’embauche de main d’œuvre provenant des villages environnant le chantier.

Les buts de l'école :

  • Répondre à un besoin de scolarisation dans cette ville où les enfants ne peuvent  aller en classe qu’à mi-temps le matin ou l’après midi faute de place et où beaucoup d’enseignants sont au chômage,
  • Développer la  Paix et la Tolérance dans cette région meurtrie par des années de conflit en construisant le vivre ensemble dans le respect mutuel dès le plus jeune âge,
  • Promouvoir un enseignement respectant la dignité de l’enfant en tenant compte de ses possibilités et en proposant des sanctions éducatives.


 

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Les objectifs :

Construire en dure une école primaire de 12 salles de classe et 4 salles de bureaux (bureau du directeur, un secrétariat, une petite bibliothèque et la salle des enseignants).

Un premier bâtiment est déjà construit, les tôles sont déjà mises sur 6 salles de classe. Dans ce secteur, il reste à mettre la charpente et les tôles sur les deux  bureaux, fixer les portes et les fenêtres, réaliser un conduit d’eau et faire le pavement, peindre les murs de six salles et de deux bureaux (3 salles sont crépies, il reste encore les 3 autres et les 2 bureaux à crépir), équiper ces six salles et bureaux avec les meubles (pupitres, tables, chaises, armoires, tableau).

Le second  bâtiment est au niveau de la fondation qui n’est pas encore totalement achevée. Il reste à acheter les matériaux de construction, élever les murs, mettre la charpente et les tôles sur six salles de classe et deux bureaux, etc.

 

L' avancement du projet

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Fin 2006, après les élections présidentielles en RDC, la communauté carme congolaise a eu la mauvaise surprise d’être contestée dans ses droits de propriété du terrain sur la colline de Mudzi-Muria où devait se construire l’école. Après plusieurs démarches, les Carmes ont bien été confirmés en février 07 comme propriétaires de ce terrain qu’ils avaient déjà acheté.

Le premier versement de 500 Euros a permis l’achat de deux presses briques. Le frère Jean Pierre les a remis aux chefs de quartier et l’ensemble de la population a pu être impliquée dans la fabrication des briques. Les femmes et les enfants apportent l’eau et la paille, les hommes creusent la terre et moulent les briques. Assez rapidement plusieurs milliers de briques ont été fabriquées et mises à sécher 2 à 3 mois avant d’être cuites au four.

En mai – juin, les fondations ont été entreprises et élevées en moellon de pierre. Une cérémonie particulièrement émouvante rassemblant les enfants, les diverses autorités traditionnelles et la population, présidée par le délégué diocésain à l’enseignement catholique, a officialisé la pose de la première pierre.

 

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Les denières nouvelles

Jean Pierre Sumbu Lotsima, frère Carme en charge du projet sur place, nous a communiqué la liste des besoins les plus urgents. « Il reste beaucoup à faire » écrit-il et « la construction reste une priorité ».

Aujourd’hui, les enfants occupent trois classes seulement. Trois autres classes sont en attente d’équipements : bancs, tables, chaises, étagères. Manquent encore sur l’ensemble vitrages, crépissage et peinture.

Frère Jean Pierre a détaillé les coûts de ces travaux et équipements : par exemple, la construction d’un banc s’élève à 40 $ (matériaux et main d’œuvre) et, il en faut 60 ; un sac de ciment coûte 18 $, hors transport etc…… L’ensemble est évalué à environ 5.000 $.
Pour les cours, l’école a pratiquement tous les livres nécessaires, grâce à un don de l’école des filles de Saint Paul à KINSHASA.

« Si tous ces travaux pouvaient être réalisés, l’évolution de la construction serait significative ! » nous dit-il. « Pour l’année prochaine, les travaux de pavement pourraient être envisagés » a-t-il ajouté.

Grâce à vos prières, votre générosité, toutes ses espérances vont pouvoir se concrétiser et, lors de la dernière réunion du conseil d’administration, l’envoi de la somme de 5.000 $ a été approuvé.

A tous, MERCI !

Dans un prochain bulletin, la suite de l’aventure.

A bientôt lors de nos prochaines rencontres, notamment  pour la fête de la Saint Jean le 21 juin avec quelques surprises ….

Nous comptons sur votre présence !


Isabelle Bajjane

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Exemple d'action : UN BOL DE RIZ POUR BUNIA

Jeudi 21 avril 2011, le lycée et collège Saint Félix de Nantes, a proposé aux élèves d’offrir le bol de riz de carême pour la construction de l’école primaire catholique de Bunia.

Michel de Cambourg, responsable en pastorale à Saint Félix a souhaité que cette « opération bol de riz » s’accompagne d’une présentation du projet Bunia par un frère carme, et c’est Frère Gianfranco qui s’est déplacé au collège ce Jeudi Saint.

L’intervention, présentée au préalable dans les classes et relayée par voie d’affichage, s’est déroulée en trois temps :
12 h : présentation du projet Bunia par Frère Gianfranco en salle de cinéma.
13 h ; bol de riz pris au self.
13 h 30 : concert digestif dans le parc.

La salle de cinéma était à peine assez grande pour contenir tous les participants. Frère Gianfranco a d’abord présenté rapidement le couvent Notre Dame de Lumières situé à l’extrémité de l’île de Nantes et l’association Carmel Caritas ; puis, il s’est attaché à situer la République Démocratique du Congo sur une carte d’Afrique, en montrant où se trouvait  Bunia. Les diapos des petits enfants venant à l’école nu-pieds, dans les classes devant le tableau noir, les étapes de la construction de l’école et des travaux en cours ont suivi.

Au cours du commentaire du montage diapos par Frère Gianfranco, les jeunes collégiens ont surtout été frappés par les fléaux qui s’abattent sur les enfants de ce pays : le paludisme qui emporte un enfant toutes les 30 secondes en Afrique, le risque d’être enrôlé dans l’armée dès leur plus jeune âge…

D’où l’importance de l’école, la nécessité de locaux mieux adaptés où les WC sont déjà un premier pas pour reconnaître l’enfant dans sa dignité.

Avant d’assister à la projection, plusieurs élèves avaient été surpris de voir sur l’affiche de jeunes enfants transporter des briques ; ils ont pu constater à quel point ils participaient activement, avec les habitants du village, à la construction de leur école.

A 13 h, les élèves se sont rendus au self pour partager le bol de riz. La majorité des élèves qui déjeunent au self (environ 250) avait choisi de partager le bol de riz (nature et au lait, accompagné d’une pomme) et certains externes les avaient rejoints pour l’occasion. Ce sont environ 280 participants (demi-pensionnaires, externes et membres  du personnel éducatif et enseignant) qui ont ainsi manifesté leur soutien à l’opération bol de riz pour Bunia. Un formidable élan de générosité !

L’assistante italienne du lycée, Benedetta a déjeuné aux cotés de frère Gianfranco qui s’est fait un plaisir de parler avec elle  dans sa langue. D’autres enseignants les ont rejoints.

Le concert qui a prolongé le repas et qui s’est déroulé dans le parc, a attiré de nouveaux  « participants » et s’est déroulé sous le soleil, dans la joie et la bonne humeur. Comme l’a souligné Michel de Cambourg, le jeûne n’empêche pas d’être joyeux !

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Un grand merci à Michel qui s’est chargé de l’organisation, de la préparation, de la mise en place et de suivi de cette opération ; il a mobilisé sur ce partage de très nombreux élèves. Merci également à l’établissement Saint Félix qui nous a accueillis, aux enseignants qui se sont associés au bol de riz, et surtout aux très nombreux collégiens et lycéens qui ont échangé avec enthousiasme et générosité leur repas habituel pour  un bol de riz à l’intention des enfants de l’école de Bunia, en ce Jeudi Saint 21 avril, apportant ainsi une contribution très appréciable à ce projet. 

Martine Piveteau